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Cette rubrique retrace les interventions de l'A.F.M.I. dans la presse écrite ou audiovisuelle.
| 30/11/2010 : Interview dans Les Inrocks |
Interview écrite et vidéo de Marc TREVIDIC, "juge contre-pouvoir".
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| 24/11/2010 : L'invité du jour de 7h40 à 9h00 sur France Culture |
Notre Président Marc TREVIDIC est interviewé par Marc VOICHET et Laure de VULPIAN sur l'actualité.
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| 27/10/2010 : Interview dans le journal de 7h sur France Culture |
Thierry LEFEVRE, secrétaire général de l'AFMI et juge d'instruction à STRASBOURG, est entendu suite à l'annonce de Philippe INGALL-MONTAGNIER, Procureur général près la Cour d'appel de VERSAILLES, par laquelle il demande à Philippe COURROYE, procureur de la République de NANTERRE, d'ouvrir une information judiciaire sur l'ensemble des enquêtes préliminaires qu'il mène dans le cadre de l'affaire Bettencourt, et par laquelle il demande de voir le dossier ouvert confié à une autre juridiction que NANTERRE.
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| 07/07/2010 : Journal de 13h sur France 2 |
Marc TREVIDIC, Président de l'AFMI, est interviewé dans le cadre de l'affaire Bettencourt-Woerth.
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| 30/06/2010 : Interview à 21h45 sur France 24 |
Marc TREVIDIC est interviewé pendant 12 minutes dans l'émission "L'Entretien".
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| 16/02/2010 : Portrait de Marc TREVIDIC, Président de l'AFMI, dans Le Monde |
Marc Trévidic, juge de combat
par Alain SALLES
Sur l'ordinateur de son bureau, dans la galerie Saint-Eloi, au dernier étage du Palais de justice de Paris, qui abrite confortablement les juges antiterroristes, Marc Trévidic a affiché l'autocollant de la révolte des juges : "Assis, debout, mais pas couché." Dans les enquêtes comme dans les débats, il ne se couche pas et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Il a un sens de la formule, efficace dans les débats. Dans les enquêtes, il fait preuve d'une ténacité bretonne qui l'empêche de dévier de son cap, quand certaines sirènes voudraient l'attirer vers des contrées moins dangereuses.
C'est la nouvelle image du juge d'instruction, une profession peut-être en voie de disparition. En quelques interventions dans les débats ou les médias, Marc Trévidic, quadragénaire élégant, policé, mais qui ne mâche pas ses mots, s'impose comme l'ultime figure de ces juges enquêteurs dont le président de la République a signé la fin. Après Thierry Jean-Pierre, Eva Joly, Renaud Van Ruymbeke, rien ne prédisposait pourtant un juge antiterroriste - avec les relents de justice d'exception qui entourent cette fonction - à représenter aujourd'hui le combat contre la suppression du juge d'instruction.
Depuis septembre 2009, il est président de l'Association française des magistrats instructeurs. Et il ne ménage pas sa peine à ferrailler pour défendre leur survie, tout en menant des dossiers complexes, dans lesquels il explore de nouvelles pistes qui font parler de lui, comme l'attentat de Karachi (Pakistan) en 2002 et l'assassinat des moines de Tibéhirine, en Algérie en 1996, car elles ne vont pas dans le sens des intérêts du pouvoir en place ou de la diplomatie française. "Il permet de changer le visage du juge d'instruction. Il a des dossiers sensibles ; quand il évoque les tensions avec le pouvoir politique, il sait de quoi il parle", explique Paul Huber, président de l'Association des jeunes magistrats.
Marc Trévidic a repris une partie des dossiers du juge Jean-Louis Bruguière en les lisant avec un oeil neuf. Et il creuse. Dans l'enquête sur l'affaire de Karachi, il explore la piste du financement des réseaux balladuriens, au moment de la guerre entre Jacques Chirac et Edouard Balladur, alors secondé par Nicolas Sarkozy, en 1995.
Pour les moines de Tibéhirine, derrière la thèse officielle d'une attaque islamiste, il explore une éventuelle responsabilité des militaires algériens. Il intervient aussi sur le dossier rwandais, et fait mettre en détention une proche du président Kagamé, Rose Kabuyé, libérée après appel du parquet.
Les parties civiles ne tarissent pas d'éloges sur son action, d'Olivier Morice, avocat des victimes de l'attentat de Karachi, à Patrick Baudoin, conseil des familles des moines de Tibéhirine et président de la Fédération internationale des droits de l'homme, qui ne s'imaginait pas faire l'éloge d'un juge antiterroriste. "Quand il a chaussé les bottes de Jean-Louis Bruguière, je n'avais pas de préjugés très favorables, car il a été parquetier au pôle antiterroriste. Il s'est plongé dans les dossiers et s'est rendu compte que la direction était discutable. En écoutant les parties civiles, il a vu que des choses ne collaient pas. Il se pose des questions et prend en compte les droits de la défense et des parties civiles. Il ne se contente pas du travail de la DCRI (direction centrale du renseignement intérieur)." Même l'avocat de Rose Kabuyé, Léon-Lef Forster, salue son "objectivité exceptionnelle".
Les pistes qu'il suit ne sont pas du goût de tout le monde. Ses rapports avec son supérieur hiérarchique, Yves Jannier, sont loin d'être excellents. Il croule sous les dossiers. Marc Trévidic refuse d'en parler mais reconnaît que certaines enquêtes provoquent des tensions : "Je préférerais que ça aille dans le sens du poil. Vous avez alors beaucoup de moyens. Dans certaines enquêtes, le ministère de l'intérieur met quarante personnes à votre disposition. Parfois, vous avez du mal à en avoir une."
C'est sur ces dossiers sensibles qu'il craint la disparition du juge d'instruction. "Au moins, je peux entendre les personnes comme je veux ", explique-t-il. Il demande une indépendance de l'enquête, qui disparaîtrait avec une police aux ordres du ministère de l'intérieur et un parquet sous le contrôle de la chancellerie. "Plus personne ne croira aux enquêtes du parquet, même s'il fait bien son travail."
Il a fait toute sa carrière de magistrat au pénal. Etudiant en droit, un professeur l'oriente vers le concours de l'Ecole nationale de la magistrature (ENM). Il n'est pas du sérail. Ses parents étaient cadres chez Renault. En sortant de l'ENM, il choisit l'instruction, avec "une image d'Epinal du juge d'instruction", celle des juges "un peu cow-boys", comme Pierre Michel, assassiné par la French Connection à Marseille. Il commence comme juge d'instruction à Péronne (Somme), où il découvre une réalité du métier un peu plus terre à terre.
Il passe alternativement de l'instruction au parquet, au gré de l'évolution de sa carrière. Il préfère l'instruction, mais les places de parquetiers sont plus faciles à obtenir que celles du siège. C'est ainsi qu'il devient substitut à Nantes puis à Paris, où son procureur Jean-Pierre Dintilhac l'affecte rapidement à la section antiterroriste. "C'était une tâche très lourde pour un jeune magistrat, dit-il. C'était un gros travailleur, d'une grande rectitude. Il a fait preuve de courage dans des audiences parfois très difficiles." Il commence à travailler sur les réseaux islamistes. Il se plonge alors dans les livres de Gilles Kepel ou d'Antoine Sfeir. Il lit le Coran. Jeune, il avait commencé à apprendre l'arabe. Il aimait aller dans le désert algérien. Il parle encore "un chouïa". Le 13 juin 2001, il a fait une conférence, dans le cadre des projets de création d'Eurojust, l'embryon de parquet européen, sur l'historique des réseaux Al-Qaida. D'un voyage au Pakistan, il a rapporté une statuette à l'effigie de Ben Laden, bien avant le 11-Septembre.
Ce magistrat de combat n'a pas l'image d'un juge rouge. Il assume sa fonction de juge antiterroriste et l'efficacité de la législation française en la matière. Il ne veut pas retourner au parquet. "J'y ai eu de très bons moments, mais on respirait un peu plus à l'époque. On faisait davantage confiance aux substituts. Je n'y retournerais pas aujourd'hui. Je ne veux rien faire contre ma conscience. La chape de plomb est lourde à supporter dans les parquets. D'ailleurs, plus on monte dans la hiérarchie, plus on est favorable à la suppression du juge d'instruction."
"J'ai été un peu surpris par ses interventions, explique Jean-Pierre Dintilhac. Je l'ai connu plus discret. Mais un des problèmes de la magistrature, c'est qu'elle manque de voix pour la représenter. Il remplit un rôle important."
Marc Trévidic en a conscience. Il prend le risque de l'exposition, avec un franc-parler rare dans la magistrature.
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| 14/01/2010 : Interview dans Ouest-France |
Marc TREVIDIC est interviewé sur le projet de suppression des juges d'instruction à l'occasion des rentrées solennelles dans les Tribunaux.
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| 09/01/2010 : Interview dans le Journal Du Dimanche |
Marc TREVIDIC est entendu suite l’attentat raté contre le vol Amsterdam-Detroit le jour de Noël, et met en perspective les conséquences sur la lutte anti-terroriste de la suppression des juges d'instruction.
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| 31/10/2009 : Journal de 20h sur France 2 |
Marc TREVIDIC intervient suite au renvoi devant le tribunal correctionnel de Jacques CHIRAC.
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| 17/10/2009 : Portrait de Marc TREVIDIC, Président de l'AFMI, dans Libération |
Marc Trévidic, le juge batailleur
Le magistrat du pôle antiterroriste, engagé et tenace, fouille les comptes de la DCN.
Par Renaud LECADRE
Dans leur malheur, les familles des victimes de l’attentat de Karachi ont eu la chance de croiser la route du juge Trévidic. «Il faut se méfier des clichés, l’indépendance c’est dans la tête», confiait-il en 2005 au quotidien les Echos. Il était alors membre du parquet, sous tutelle de la chancellerie. Devenu juge d’instruction, inamovible, l’homme concentre dans son bureau les dossiers les plus sensibles de la République (Karachi, les moines de Tibéhirine, le Rwanda…) et affirme le même attachement à une recherche opiniâtre de la vérité. Quitte à déplaire à l’exécutif.
Tous les magistrats du pôle antiterroriste ne se montrent pas aussi désintéressés. Au-delà du TGI de Paris, son indépendance s’expose depuis qu’il a été nommé à la présidence de l’Association française des magistrats instructeurs (AFMI), le 7 septembre. C’est lui qui s’exprime au nom de ses collègues pour se battre contre la fin programmée des juges d’instruction indépendants. À ce titre, il a pris part le 11 octobre à la manifestation des victimes de l’amiante. Elles protestaient contre le projet de suppression des magistrats instructeurs : sans eux, jamais les affaires d’empoisonnement à l’amiante n’auraient pu être instruites - les parquets ont longtemps classé sans suite leurs plaintes.
Né en 1965, Marc Trévidic s’est d’abord fait remarquer comme procureur sur les dossiers islamistes. Avant septembre 2001, il se distingue en mettant fin au réseau de l’algérien Fateh Kamel (condamné à huit ans de prison). Nommé juge d’instruction au pôle antiterrorisme, il ne néglige pas la dimension politico-financière des affaires criminelles.
Illustration avec une affaire DCN bis, où les juges d’instruction du pôle financier, Françoise Desset et Jean-Christophe Hullin, sont empêchés d’élargir leur enquête, strictement délimitée par le réquisitoire introductif d’un parquet aux ordres. Passage de témoin : ils saisissent des documents, les placent sous scellés, les transmettent à leur collègue Trévidic. Lequel, sous couvert d’antiterrorisme, plonge sans entraves dans la traque des flux offshore…
L’affaire de Karachi est la plus belle illustration du danger à remplacer le juge d’instruction indépendant par un parquetier aux ordres. Avec sa double casquette de praticien et porte-parole, Trévidic est désormais en première ligne.
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